A cause de la pandémie Coronavirus, le gouvernement se retrouve dans une crise économique sans précédent. Pour contrer la progression de la propagation du virus, les autorités ont ordonné d’abord un confinement général, puis devant l’irresponsabilité de certains qui ne respectaient pas et qui ne comprennent pas l’importance de cette mesure de confinement, un couvre-feu a été établi dans le pays.

Cette mesure a amplifié de façon soudaine et drastique les conditions de vie de nombreux de nos concitoyens. En effet, le quasi totalité des travailleurs ne pouvait aller travailler. Face à cette situation imprévue ou sinon pas prévue ! La gestion économique du pays devient de plus en plus compliquée, quoique ce fût déjà compliqué avant ! Comment et où trouver de l’argent ? Avec ce « Complete lock down » les cuisines de plusieurs foyers sont presque au point mort.
Nous le savons, comme cela se fait dans plusieurs pays en ce temps de crise, le gouvernement doit subvenir aux besoins de la population, quelque soit son bord. Surtout ceux du monde du travail : garantir les salaires, sauvé des emplois et des compagnies sont indispensables.
Il est vrai qu’au début de la crise, le gouvernement a mis sur table un « Stimulus Package » pour les compagnies en générales. Cette mesure d’aide financière de l’état aux secteurs industriels et autres est fort louable. Cependant il y a une opacité sur comment cela va être opéré et qui seront les bénéficiaires de cette aide financière. Car dans le passé, il y a eu des milliers de pertes d’emploi. Mais le capital était sauvé !
Nous avons à Maurice deux catégories principales des travailleurs :
- Les travailleurs formels : Employés des secteurs privés, les fonctionnaires et ceux qui sont employés et touchent un salaire mensuels garanties par la banque. Ceux-là touchent un salaire mensuel garanti par leurs employeurs et les salaires sont versés directement en banque. Ils ont aussi droits à des congés : locaux et maladies etc etc… Donc il y a un filet de protection pour eux.
Pour ces travailleurs le gouvernement est venu avec une proposition de contribuer 50% au salaire des employés pour aider financièrement les entreprises : en contribuant 12500 roupies à tous travailleurs. Bref, ce type de travailleurs – formels sont garanties de toucher un salaire en période de confinement. C’est-à-dire si une personne touche 25000 roupies, le gouvernement contribue 12 milles 500 roupies et l’employeur ajoute la différence ; une décision fort louable sans nul doute.
Cependant, nous savons pertinemment bien que beaucoup de ces travailleurs ont a payé chaque mois des emprunts bancaires, assurances, loyers : (NHDC ou CHA – des autorités qui construisent et louent des maisons et sont subventionnés par l’Etat).
- Les travailleurs Informels : Les ouvriers travaillant et payés au jour le jour, les marchands ambulants, les PME (Petite et Moyenne Entreprise), les maçons, les charpentiers, les pécheurs, les travailleurs, les cuisiniers et serveurs dans les petits hôtels et restaurants, les marchands de fruits et gâteaux, les serveuses dans les magasins, les travailleurs étrangers – déjà exploités en temps normaux – les gens de maisons, les serveurs dans les quincailleries, les serveurs dans les petites boutiques, les chauffeurs de taxis, les planteurs, les bateliers des secteurs touristiques, les tailleurs, les coiffeurs, les ferblantiers, les éducateurs sportifs ….
Quant à ces travailleurs informels, à ce jour le gouvernement refuse de faire quoique que ce soit sous prétexte qu’il n’a aucune statistique de leur nombre et de leurs identités. En dépit des appels des syndicats, des personnes de la société civiles et des politiciens des autres parties politiques, qui à vrai dire, ont fait des propositions intéressantes et valables avec chiffes à l’appui, rien à ce jour nous est proposé par le gouvernement pour aider ces travailleurs. Eux aussi ont les mêmes charges que les travailleurs formels à payer chaque mois ; ajouter à cela : les facture d’eau, facture d’électricité, certains les loyers… Quand on pense on est déjà a une semaine de confinement. Ce qui signifie qu’il y plus de 8 jours que ces gens-là ne travaillent pas ! C’est déjà difficile pour eux pour avoir accès aux supermarchés. Et les provisions sont épuisées. Tous les jours on en parle sur les réseaux sociaux. D’autant plus il y a des abus et une forme d’escroquerie contre ces consommateurs vulnérables. Mêmes les travailleurs étrangers souffrent beaucoup. Tout récemment, dans une de nos usines de textile, un manque de nourriture a provoqué une bagarre entre ouvriers Malgaches et Bangladais. Des sages-femmes dans les hôpitaux obtiennent un salaire de base de Rs 6000 seulement suite à une prétendue erreur, quand nous savons que le salaire minimum est de 9 milles 500 roupies. Les éducateurs de foot crient au scandale : ils n’ont toujours pas été payés, malgré les promesses du ministère.
Et pour finir, les gens profitent de ses moments de faiblesse pour vendre certain produit 3 fois plus cher, c’est malhonnête de leur part.

